Fondée en 1989 par Éric Melki et Laurent Azoulay, Infoclip accompagne depuis 36 ans les PME et ETI dans leurs enjeux informatiques, cloud, cybersécurité et logiciels de gestion. En rejoignant Rivage, l’entreprise ouvre une nouvelle étape de son développement, avec ses fondateurs toujours engagés dans sa trajectoire.

Quelques semaines après l’opération, Éric Melki et Laurent Azoulay reviennent sur ce qui a fait la solidité d’Infoclip, ce qui change dans leur métier et ce qu’ils sont venus chercher dans l’Alliance Rivage.

Si l’on se penche sur les 36 ans d’Infoclip, de quoi êtes-vous le plus fier ?

Laurent Azoulay : Des clients, notamment certains qui sont là depuis 30 ans, que l’on a aidés à se transformer.

Éric Melki : Des collaborateurs que nous avons accompagnés et aidés à grandir, professionnellement et parfois personnellement, qu’ils soient encore chez Infoclip ou qu’ils aient poursuivi leur route ailleurs. Nous en avions réuni lors d’une soirée des Amis d’Infoclip, certains sont là depuis 30 ans, c’est très fort…

Qu’est-ce qui, selon vous, a fait la solidité d’Infoclip durant toutes ces années ?

L.A. : C’est la complicité entre nous deux. Dans une entreprise, et surtout une PME, au fond, c’est le management, la direction, qui font que ça fonctionne. Il faut une certaine alchimie. Nous avons créé Infoclip à notre sortie d’école. Il a fallu se renforcer au fil du temps, et même si nous ne sommes pas toujours d’accord, il faut toujours avancer.

É.M. : Nous sommes deux associés qui partageons la même fibre entrepreneuriale et l’envie de construire ensemble : nous aimons développer, tenir dans la durée, créer de la valeur avec nos clients et, au fond, il faut sans doute une forme de résilience, d’acharnement entrepreneurial pour construire dans la durée.

Qu’est-ce qui a le plus changé dans votre métier ces dernières années ?

L.A. : Nous servons une nouvelle génération de clients. Par nouvelle génération, j’entends une façon différente de réfléchir, avec des clients qui se comportent plutôt comme des consommateurs de services, habitués aux modèles à l’usage. Or, chez Infoclip, nous voulons construire des relations de long terme, avec l’humain au centre. Mais cela n’est pas forcément négatif : nous travaillons dans l’intersection entre ces deux mondes. D’ailleurs, nous constatons un retour marqué à l’humain, après une période où le tout-numérique et le sans-contact se sont largement imposés.

É.M. : Je suis d’accord, ce qui a le plus changé, c’est la vitesse, la rapidité. Les clients eux-mêmes sont soumis à cette exigence de rapidité, qui peut créer parfois de la violence, notamment sur certains métiers. L’IA, dans cette transformation, est un facteur exponentiel. On voudrait avoir des réponses au moment où l’on fait sa demande. Nous savons que nos clients attendent à la fois de la réactivité et une véritable attention humaine. Répondre à ces deux exigences constitue notre défi permanent. Nous jonglons entre les process, les certifications, l’amélioration continue d’un côté, et le contact, l’humain, la relation de l’autre. Il faut du process, de l’organisation, mais aussi qu’on se voie, qu’on se parle.

À quel moment vous êtes-vous dit qu’il fallait ouvrir un nouveau cycle ?

É.M. : Tout entrepreneur se pose ces questions régulièrement : faut-il s’associer ? Faire entrer un fonds ? Céder ses parts ? Ouvrir son capital ? Nous avions jusque-là repoussé les propositions, avant de finalement rencontrer Édouard et Adrien. C’est la rencontre qui a précédé la décision. Nous avons énormément apprécié les personnes. Ils sont dynamiques, très compétents et complémentaires, et surtout, ils sont passionnés par ce qu’ils font.

L.A. : La bonne rencontre était un préalable nécessaire pour imaginer une suite. J’ai tout de suite ressenti un bon feeling. Et dans un second temps, le modèle que nous proposait Rivage nous convenait : nous pouvions avancer en restant nous-mêmes, en disposant de plus de moyens pour aller plus loin. Nous avions besoin d’oxygène, de passer de deux à quatre, et plus. Cette ouverture, cette nouvelle étape, nous apportent de la vision, une autre culture, d’autres compétences.

Qu’est-ce que vous ne vouliez surtout pas perdre ?

L.A. : Nous ne voulions à aucun prix renier nos valeurs. Nous désirions conserver les collaborateurs, continuer à être alignés entre nous, nos collaborateurs et Rivage.

É.M. : Nous ne perdons rien, et même au contraire : cela apporte des opportunités nouvelles à nos collaborateurs, ainsi qu’à nos clients. Nous entrons dans une phase où Infoclip est « augmentée ».

Que signifie, concrètement, « rester aux commandes » après avoir rejoint Rivage ?

L.A. : Cela signifie, d’une part, participer à la stratégie d’Infoclip, mais aussi, et c’est l’attrait du modèle, participer plus globalement au développement de Rivage, co-construire le groupe tout en continuant dans l’opérationnel, c’est-à-dire prendre les décisions utiles et nécessaires pour l’activité d’Infoclip.

É.M. : On garde l’essentiel de notre moteur, de notre boost en tant qu’entrepreneur. Nous savons qu’un entrepreneur doit parfois se changer en homme-orchestre, qu’un chef d’entreprise doit être partout et savoir un peu tout faire. Cela se traduit pour nous, en tant qu’entreprise de services, par un focus à la fois double et unique : les clients et les collaborateurs. Le reste finit par prendre trop de place. Rivage nous permet justement de retrouver ce focus nécessaire et salutaire pour nous concentrer sur l’essentiel. Déjà, quatre mois après l’opération, les premiers chantiers ont bien avancé.

Quel regard portez-vous sur ces premiers mois ? Quels ont été les premiers effets positifs constatés ?

L.A. : Nous sommes très contents de cette alliance avec Rivage. Tout se passe comme prévu, nous sommes très enthousiastes et avons hâte de voir la suite.

É.M. : Nous sommes très enthousiastes à l’idée de construire ce projet avec Adrien et Édouard. Nous avançons avec l’ambition et la conviction nécessaires pour inscrire cette aventure dans la durée.

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